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 GAUCHE (le 28/04/2006 à 10h31)

 

La gauche à la recherche de difficiles convergences

Jeudi 27 Avril 2006 (J-360)

Sur la lancée de sa victoire contre le CPE, la gauche française s'est réunie lors d'un forum à Paris pour débattre de l'emploi, de la précarité et de convergences possibles à un an de la présidentielle.

Sur la tribune du gymnase Japy, où s'étaient réunis plus d'un millier de sympathisants, les chefs de dix partis de gauche - PS, PCF, Verts et radicaux de gauche, notamment - ont confronté leurs idées en vue des échéances de 2007.

De nombreuses questions posées par la salle ont révélé l'inquiétude des militants sur leur capacité à trouver un terrain d'entente alors que les tensions se ravivent socialistes et écologistes, notamment.

"Arrêtez cette lutte de pouvoir, arrêtez de vous tirer dans les pattes", a ainsi lancé un jeune engagé dans le mouvement anti-CPE.

"Il faut que vous vous mettiez d'accord pour que l'on ait envie de voter pour vous. Nous n'avons plus que six mois", a renchéri un autre participant, soulignant qu'en 2002, une partie de l'électorat de gauche avait boudé les urnes, provoquant l'élimination du candidat PS, Lionel Jospin.

La première dirigeante à répondre, Marie-George Buffet, a réaffirmé qu'il n'était pas question pour les communistes de "s'unir sur n'importe quoi, mais sur un projet antilibéral".

"Oui il faut s'unir, oui il faut se rassembler parce qu'il faut battre la droite. Mais il faut réussir la gauche aujourd'hui", a lancé la secrétaire nationale du PCF sous les applaudissements.

Hors tribune, le responsable Vert Yves Contassot a également justifié le refus des écologistes d'entrer à bref délai dans des accords programmatiques avec le Parti socialiste, accusé de céder à nouveau à sa tentation hégémonique.

RENCONTRE A QUATRE ?

"Ce que j'espère, c'est qu'on va enfin sortir des questions de personnes et lancer une vraie dynamique sur ce que les Français attendent de différent de la politique des Sarkozy, Chirac et Villepin", a-t-il dit.

Pour l'élu de Paris, le PS n'a pas "ouvert les yeux" sur le mouvement contre le contrat première embauche. "Il n'a pas complètement changé, il est temps qu'il mûrisse", a-t-il dit.

"Sans un accord de gouvernement, il n'y aura pas de victoire possible en 2007, il faut que chacun prenne ses responsabilités", a répliqué le socialiste Henri Emmanuelli.

Dominique Voynet, possible candidate des Verts à la présidentielle, ayant reproché au PS son arrogance, Henri Emmanuelli a répondu :"Qui dit ça ? Une sénatrice ? En tout cas, ce n'était pas l'intention des socialistes".

Jean-Michel Baylet, le président des radicaux de gauche, a relancé pour sa part sa proposition d'organiser des primaires à gauche, une idée qui n'a pas rencontré beaucoup d'écho dans la salle.

En marge du meeting, où ne figurait pas la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), la question du rassemblement antilibéral, et pourquoi pas derrière un candidat unique, restait patente.

Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, a ravivé un projet que l'on croyait mort-né en proposant une candidature unitaire à choisir entre Marie-George Buffet, l'altermondialiste José Bové, Arlette Laguiller, de Lutte ouvrière, et lui-même.

Dans une tribune publiée par Le Monde, Besancenot a même proposé une rencontre "à quatre" autour d'une table de restaurant pour sortir de l'impasse.

"Merci pour l'invitation à dîner mais il faut qu'on ait un grand débat sur un projet alternatif et pas à quatre dans une salle de restaurant", lui a répondu ironiquement Marie-George Buffet. "C'est très sympa, mais le 29 mai, on a pas gagné à quatre".

Présents dans la salle, de nombreux partisans du "non" au référendum du 29 mai dernier ont invité les chefs de la gauche à tirer les leçons du rejet de la constitution européenne.

 

 

 

 

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 Laurent Fabius (le 25/04/2006 à 22h54)

 


 

Laurent Fabius se dit pour la régularisation des sans-papiers

Mardi 25 Avril 2006 (J-362)

Laurent Fabius, candidat à l'investiture présidentielle du Parti socialiste, s'est prononcé en faveur de la régularisation des sans-papiers.

Le projet de loi sur l'immigration que le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, doit défendre la semaine prochaine devant l'Assemblée nationale, prône la suppression des régularisations automatiques après dix ans de résidence en France.

Interrogé sur France Inter sur ce qu'il faudrait faire des clandestins vivant en France, l'ancien Premier ministre socialiste a répondu : "La même chose qu'en Espagne et en Italie, il faudra les régulariser".

Depuis 2003, Rome a procédé à la régularisation de près 700.000 clandestins. De son côté, le gouvernement espagnol a régularisé 800.000 personnes au printemps 2005.

La gauche française a procédé à deux grandes vagues de régularisations, en 1981 et 1997, sous les gouvernements de Pierre Mauroy et de Lionel Jospin. Les association de défense des droits de l'Homme estiment qu'environ 210.000 personnes en ont alors bénéficié.

En pleine rédaction de son projet pour 2007, qui doit être prêt pour la mi-juin, le Parti socialiste n'a pour l'instant pas tranché sur ce sujet, se contentant de réaffirmer son soutien aux mécanismes existants de régularisation automatique au bout de dix ans de présence.

"CLAIRS ET COURAGEUX"

Le Nouveau parti socialiste de Vincent Peillon et Henri Emmanuelli partage cependant l'analyse de Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn a apporté à l'automne dernier son soutien à "l'appel à l'insurrection des consciences pour une autre politique de l'immigration" de la Ligue des droits de l'Homme.

La pétition de l'organisation rappelle, entre autres, que l'Espagne, l'Italie, la Grèce ou le Portugal ont procédé "à des régularisations massives sans être en butte à cette invasion dont tant de politiciens attisent le fantasme".

Laurent Fabius affirme qu'avec le texte proposé par le ministre de l'Intérieur "en prétendant lutter contre l'immigration illégale, on va créer des foyers d'immigration clandestine".

"Cela va avoir comme conséquence que ces gens qui sont depuis plus de dix ans en France ne vont être ni régularisables ni expulsables. Cela va, sous couvert de rendre les choses plus dures, créer de plus en plus de clandestins", a-t-il prévenu, dénonçant une "opération de diversion absolument lamentable" de la part de Nicolas Sarkozy.

Le ministre de l'Intérieur veut notamment en finir avec la "règle curieuse" inventée par la gauche plurielle consistant à régulariser les sans papiers "au fil de l'eau".

"Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de régularisation mais (cela) doit se faire au cas par cas pas pour la seule raison que pendant dix ans, on a échappé aux contrôles de la police de l'air et des frontières", a-t-il insisté.

"On se trouve à un an de l'élection (présidentielle). Sur le terrain économique et social, la droite et Sarkozy sont en difficulté, il a donc choisi immigration, immigration, immigration", a souligné le député de Seine-Maritime.

Face aux propositions de Nicolas Sarkozy, les socialistes doivent être "clairs" et courageux", a-t-il souhaité.


 

Laurent Fabius tente de relativiser la portée des sondages

Mardi 25 Avril 2006 (J-362)

Laurent Fabius estime que rien n'est joué entre les candidats à l'investiture présidentielle socialiste malgré l'envolée de Ségolène Royal dans les sondages.

"Il y a une seule règle avec les sondages qui sont faits un an à l'avance, c'est qu'ils se trompent toujours", a déclaré l'ancien Premier ministre sur France Inter.

"Un an avant les élections de 1981, (François) Mitterrand était dans les choux mais il a été élu. Un an avant les élections de 1995, on ne donnait pas trois francs pour la candidature de (Lionel) Jospin et c'est lui qui a été candidat", a-t-il rappelé.

Une fois désigné, le candidat socialiste devra former "la future équipe de France", qui dirigera le pays, mais "dans un premier temps, il faut désigner celui ou celle qui conduira cette équipe et de ce point de vue là rien n'est acquis", a-t-il souligné, avant de prononcer un étonnant plaidoyer pro domo.

"Ma préférence, compte tenu des idées qu'il porte et de son expérience pour le changement, c'est un candidat dont le nom commence par F", a expliqué Laurent Fabius, qui n'a cité le nom d'aucun de ses rivaux "présidentiables" pendant toute la durée de l'entretien.

Comme Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, il s'est cependant prononcé pour l'organisation de débats "sur le fond" entre candidats à l'investiture afin de faire éclater la bulle médiatique entourant Ségolène Royal en l'obligeant à esquisser son programme.

"On va choisir, je l'espère, le candidat qui aura l'honneur de porter les couleurs de la gauche sur ses idées", a martelé Laurent Fabius.

"Il faut qu'il y ait des discussions, peut-être devant les militants ou à la radio ou à la télévision pour qu'on n'ait pas le sentiment que ce soit l'ego de M. X ou Mademoiselle Untel" qui l'emporte, a-t-il expliqué.

Face à Ségolène Royal, les trois candidats à la candidature marchent sur des oeufs, se gardant de tout commentaire qui pourrait s'apparenter à du sexisme voire du machisme.

Après s'être interrogé, en septembre dernier, sur qui allait "garder les enfants" si la compagne de François Hollande briguait l'investiture du PS, Laurent Fabius fait amende honorable et propose un gouvernement composé, à part égale, d'hommes et de femmes.

"Il faut souligner qu'il faut davantage de femmes dans la politique et moi-même je proposerais, si je suis le candidat (du PS), que la moitié du gouvernement soit composée de femmes et l'autre moitié d'hommes", a-t-il expliqué jeudi matin.

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 Parti Socialiste (le 25/04/2006 à 15h40)

 

Pour le PS, Sarkozy veut faire diversion avec l'immigration

Lundi 24 Avril 2006 (J-363)

Le Parti socialiste a dénoncé en bloc lundi les propos de Nicolas Sarkozy sur les immigrés, y voyant une tentative de diversion du président de l'UMP après l'échec du contrat première embauche.

A un an de l'élection présidentielle, les dirigeants socialistes ne veulent pas voir se répéter le scénario de 2002 où l'essentiel des débats avait été centré sur l'insécurité.

Pendant la crise du CPE, les "éléphants" du PS ont pris soin de lier systématiquement le ministre de l'Intérieur à leurs critiques, le décrivant comme l'inspirateur de la mesure présentée par Dominique de Villepin.

Après le retrait de cette mesure, contre l'avis d'une partie de l'électorat UMP, Nicolas Sarkozy a invité samedi les immigrés à quitter la France "s'ils ne l'aiment pas". Le ministre de l'Intérieur doit défendre la semaine prochaine son projet de loi visant à promouvoir une "immigration choisie".

"La proposition du CPE et celle de l'immigration choisie suivent un même fil rouge: la précarité", attaque l'ancien Premier ministre Laurent Fabius dans une tribune publiée par Le Monde daté de mardi.

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, Nicolas Sarkozy "cherche avant tout à masquer l'échec de la politique de sa majorité, de son gouvernement et son propre échec aussi".

En "digne petit-fils de Charles Pasqua", le ministre de l'Intérieur s'offre un "dérapage contrôlé" sur les terres de l'extrême droite, a-t-il déploré lors de son point de presse hebdomadaire.

"IMMIGRATION CONCERTÉE"

Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, a dénoncé pour sa part une "sorte de surenchère à droite et à l'extrême droite pour prendre en otage cette question de l'immigration, de la sécurité au moment de l'élection présidentielle".

"Quoi qu'ils fassent, la question sociale sera sur le devant de la scène", tente de se rassurer Benoît Hamon, député européen. "Même sur la sécurité et la violence, la droite est confrontée à son propre échec."

Le ministre de l'Intérieur "nous refait, comme le Chirac de 86, le coup de l'immigration et de la xénophobie", renchérit Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius.

En mars 1986, quelques jours avant la victoire de la droite aux législatives, Jacques Chirac avait déclaré que la France de devait pas "accueillir n'importe qui, n'importe comment".

L'automne suivant, le gouvernement soumettait au Parlement la loi sur les conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, dite loi Pasqua, qui rétablissait le régime de l'expulsion et lançait la réforme du code de la nationalité.

Face au projet de loi Sarkozy, le Parti socialiste oppose son concept d'"immigration concertée" et soutient le collectif "Unis contre l'immigration jetable", qui organise une manifestation place de la République vendredi.

Lors de leur congrès au Mans en novembre dernier, les délégués socialistes ont prôné l'adoption d'une nouvelle législation de l'immigration "cohérente, efficace et respectueuse des intérêts de notre pays comme ceux des pays d'où viennent les immigrés".

"Ce sera une immigration partagée, une immigration solidaire", promet Laurent Fabius dans les colonnes du Monde.

La commission nationale du projet, qui doit rendre ses travaux mi-juin, semble avoir définitivement écarté la création de quotas, un temps prônée par le secrétaire national Malek Boutih.

 

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 Jack Lang (le 25/04/2006 à 13h42)

 


 

Jack Lang déterminé à «être candidat jusqu'au bout»

Dimanche 23 Avril 2006 (J-364)

Jack Lang a exprimé dimanche soir sa «détermination à être candidat jusqu'au bout» à l'investiture socialiste pour la présidentielle 2007. Dans cette hypothèse, a-t-il assuré, Nicolas Sarkozy serait son adversaire «idéal».

«Une chose est certaine: autant la météorologie politique est capricieuse -Villepin il a quatre mois au zénith, aujourd'hui au plus bas-, il y a une chose qui ne bougera pas, c'est ma détermination, mon engagement à être candidat jusqu'au bout», a déclaré le député socialiste du Pas-de-Calais, invité du journal de TF1.

S'il était effectivement désigné candidat du PS pour la présidentielle de l'an prochain, Jack Lang affirme souhaiter être opposé à Nicolas Sarkozy. «Il est le candidat idéal. Il est clairement à droite, personnellement je suis clairement à gauche. Il est ultralibéral sur le plan économique et il est autoritariste sur le plan politique», a expliqué l'ancien ministre de François Mitterrand.

Revenant sur les récents propos du ministre de l'Intérieur, Jack Lang a estimé que «les paroles qu'il a prononcées sur les étrangers sont consternantes». Et d'ajouter: «Pourquoi cette dérive xénophobe? Quand on prétend comme lui accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat, on ne peut pas ainsi draguer sur les terres du Front national».

Samedi, le président de l'UMP avait déclaré devant des centaines de nouveaux adhérents de son parti réunis à Paris: «si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter».

Jack Lang propose de suivre une politique très différente. «S'il advient -et je ferai tout pour que cela advienne- que j'exerce des responsabilités élevées, j'agirai tout à fait autrement», a-t-il assuré, en s'engageant à «faire sortir cette question de l'immigration de la querelle politicienne» et à travailler à une «charte nationale de l'immigration». Et de lancer: «Ca suffit que, depuis 30 ans, l'immigration soit devenue une sorte de fonds de commerce électoral».

Interrogé sur sa rivalité supposée avec Ségolène Royal en vue de l'investiture socialiste, le député du Pas-de-Calais a jugé sa popularité comparable à celle de la députée des Deux-Sèvres: «Ségolène Royal est une amie, elle bénéficie, en même temps que moi, de la confiance populaire, nous partageons les mêmes combats. (...) C'est une erreur d'opposer les uns aux autres». Pour lui, «le moment venu, les militants choisiront».

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 François Hollande (le 25/04/2006 à 12h01)

 


 

Pour Hollande, Sarkozy répète le discours de la droite extrême

Samedi 22 Avril 2006 (J-365)

François Hollande a fustigé samedi des propos par lesquels Nicolas Sarkozy a suggéré aux immigrés n'aimant pas la France de la quitter.

"Aujourd'hui, c'est de Villiers qui donne le ton, le la et c'est Sarkozy qui joue les fanfarons, qui répète le discours de la droite extrême", a dit le premier secrétaire du Parti socialiste avant un meeting du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Paris.

"La droite sait qu'elle est en difficulté sur les résultats économiques", a-t-il ajouté, deux semaines après le retrait du contrat première embauche au terme d'une contestation sociale de près de trois mois.

A ses yeux, la droite "n'a pas de bilan à présenter qui soit celui de la confiance et de la crédibilité. A partir de là, elle essaie d'aller sur des registres qui sont ceux de la peur, de l'affrontement".

"Nous avons moins besoin d'affrontement de cet ordre, qui en fait produit du désordre, nous avons besoin de rassembler le pays sur ce qui doit être l'essentiel: l'avenir", a souligné François Hollande.

Samedi après-midi, à Lyon, le dirigeant socialiste avait estimé que la droite n'avait "pas le monopole de l'amour de la France", renvoyant Nicolas Sarkozy à la petite phrase de Valéry Giscard d'Estaing selon laquelle la gauche n'avait pas "le monopole du coeur".

"Nous aimons la France autant que les autres, mais la France généreuse, universelle, pas celle qui privilégie telle ou telle catégorie, la France qui n'exclut personne", a ajouté François Hollande.

 


François Hollande s'attend à une victoire du PS en 2007

Samedi 22 Avril 2006 (J-365)

François Hollande s'est montré confiant samedi quant aux chances de victoire du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007.

"Nous gagnerons les élections de 2007, nous sommes là pour ça, nous avons enregistré de beaux succès électoraux il y a deux ans et de beaux succès sociaux récemment", a dit le Premier secrétaire du PS, qui clôturait à Lyon les états généraux du projet du PS consacrés à l'environnement et au développement durable.

Il a toutefois réaffirmé que "le moment n'était pas venu de choisir le candidat". "Nous gagnerons peut-être avec un bon candidat, mais sûrement avec un bon projet", a-t-il dit.

Evoquant des propos tenus dans la matinée par Nicolas Sarkozy, qui a invité "ceux qui n'aimaient pas la France" à ne pas hésiter à la quitter, François Hollande a souligné que "la droite n'a pas le monopole de l'amour de la France".

"Nous aimons la France autant que les autres, mais la France généreuse, universelle, pas celle qui privilégie telle ou telle catégorie, la France qui n'exclut personne", a-t-il répliqué.

Sur le volet de l'énergie, le Premier secrétaire du PS a déploré le refus du gouvernement de réintroduire la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante en France face à la flambée des cours du pétrole.

"Je regrette que le gouvernement refuse obstinément depuis quatre ans la TIPP, c'est un manière d'obtenir un lissage des prix", a-t-il dit.

"S'il est normal que la hausse des prix du pétrole ait des répercussions sur le prix des énergies, en revanche, il est inadmissible que le gouvernement encaisse des recettes supplémentaires à cause de cette hausse", a-t-il estimé.

Il a prôné une "transition énergétique" afin de parvenir "à une société sans pétrole". François Hollande a prôné "un grand programme d'économie d'énergie" et un développement des énergies renouvelables qui serait financé par une taxation sur les bénéfices des grandes sociétés pétrolières.

Il a réaffirmé le soutien du PS au maintien du nucléaire, "même s'il faut sans doute réduire sa part tout en étant responsable".

François Hollande a aussi prôné la nomination d'un "Premier ministre du Développement durable"

 

 

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