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Présidentielle: Philippe de Villiers refuse de «devenir le porteur d'eau» de Jean-Marie Le Pen
Jeudi 27 Avril 2006 (J-360)
Le président du Mouvement pour la France Philippe de Villiers a rejeté jeudi l'offre d'une candidature unique faite par le Front national en expliquant qu'il n'a «pas du tout l'intention de devenir le porteur d'eau» de Jean-Marie Le Pen.
Interrogé sur France-2 sur son souhait de participer à «l'union patriotique» proposée par le Front national, Philippe de Villiers a répondu que «la démocratie, c'est chacun va devant les électeurs avec ses idées». «Je suis en train (...) d'adresser au peuple français un message sur un certain nombre de questions essentielles et donc je n'ai pas du tout l'intention de devenir le porteur d'eau de quiconque», a-t-il ajouté.
Un peu plus tôt, la vice-présidente du Front national Marine Le Pen avait prédit que les électeurs allaient «se retourner» vers son père et que Philippe de Villiers, «s'il veut faire gagner la France, a tout intérêt à se rallier à la candidature de Jean-Marie Le Pen».
Philippe de Villiers s'en prend au péril islamiste et à Sarkozy
Dimanche 23 Avril 2006 (J-364)
Confirmant sa candidature en 2007, Philippe de Villiers s'est présenté dimanche comme le seul rempart face à "l'islamisation de la France" et a dénoncé une menace islamiste à l'aéroport de Roissy.
Le président du Mouvement pour la France (MPF), intervenant sur Europe 1, a de nouveau rejeté la main tendue par Jean-Marie Le Pen en vue d'une "coalition des patriotes".
"Je ne fais jamais confiance à un homme politique qui propose de doter l'Iran, mené par un fou furieux, de la bombe atomique islamique", a-t-il dit pour justifier sa défiance à l'égard du président du Front national.
"Je suis le seul homme politique à dire la vérité aux Français sur l'islamisation de la France", a-t-il ajouté avant de réserver la plupart de ses attaques au président de l'UMP et ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.
Dans "les Mosquées de Roissy", un livre à paraître jeudi, Philippe de Villiers affirme que le premier site aéroportuaire français a été infiltré par des centaines d'employés aux opinions radicales.
"Il y a aujourd'hui une situation explosive à l'aéroport de Roissy", a-t-il affirmé dimanche.
Dans le but de déminer la polémique en amont, Nicolas Sarkozy s'était rendu la semaine dernière à l'aéroport de Roissy en compagnie du ministre des Transports, Dominique Perben.
Le ministre de l'Intérieur y a notamment affirmé que l'alerte antiterroriste était "au niveau maximum depuis des mois" et que les forces de l'ordre avaient pris des mesures face aux dossiers sensibles, qui concernent 122 employés sur 83.000.
"Ce n'est pas 122, ça se compte par centaines", a répliqué le président du MPF en citant des extraits de plusieurs rapports "remis au sommet de l'Etat".
Défendant l'authenticité de ces documents, Philippe de Villiers a mis en garde Nicolas Sarkozy, "qui a choisi d'insinuer le doute", notamment sur un texte attribué aux RG, au lieu de répondre, selon lui, sur le fond.
Il a "mis au défi" le ministre de l'Intérieur de publier l'intégralité des 453 notes évoquées par les services de sécurité.
Selon Le Parisien, le phénomène dénoncé par Philippe de Villiers "est une réalité mineure, surveillée de très près par une police aux aguets".
En radicalisant son discours sur l'immigration, le président du MPF semble vouloir profiter du passage à vide de la droite UMP, déstabilisée par son échec sur le contrat première embauche, et disputer le leadership de la droite extrême à Jean-Marie Le Pen.
Selon un sondage à paraître lundi dans Le Parisien, le président du Front national devance toutefois Philippe de Villiers de dix points (14% contre 4%).
"Nous pensons que Le Pen est cuit et nous voulons lui prendre son électorat", explique dans le même quotidien un membre de l'entourage du président du MPF, qui a récemment recruté Jacques Bompart, maire d'Orange, et quelques transfuges du FN.
"Je ne fais pas de marketing, je m'intéresse à la France, à sa survie, à son rayonnement", s'est défendu Philippe de Villiers.
Philippe de Villiers dénonce le "Sarko-show"
Samedi 22 Avril 2006 (J-365)

Philippe de Villiers dénonce dans un entretien à paraître dans le Journal du Dimanche le "Sarko-show" et accuse le ministre de l'Intérieur de pratiquer le "double langage".
Evoquant les propos du président de l'UMP qui a invité samedi "ceux qui n'aimaient pas la France" à ne pas hésiter à la quitter, il l'accuse d'avoir "dupliqué" le slogan de son mouvement : "La France tu l'aimes, ou tu la quittes".
"Nicolas Sarkozy pratique le double langage, car depuis qu'il est au pouvoir, qu'attend-il pour stopper l'immigration, pour expulser les islamistes, pour interdire leurs mouvements liés au terrorisme, pour imposer une chartre républicaine pour la construction des mosquées ?", s'interroge le président du Mouvement pour la France.
Candidat à la présidentielle de 2007, Philippe de Villiers se demande aussi comment Nicolas Sarkozy peut proposer "le financement" de construction de mosquées aux contribuables et "prôner le droit de vote pour les étrangers, la discrimination positive et ensuite chercher à effacer tout cela avec une formule à l'emporte-pièce".
"Le sarko-show continue, c'est comme (Ségolène) Royal(c'est du marketing", raille-t-il avant d'égratigner le président du Front national, Jean-Marie Le Pen. "Je crois qu'il n'a plus d'énergie et la lucidité pour comprendre les enjeux de notre temps".
"Aujourd'hui, les Français regardent dans leur voisinage ; ils voient l'usine qui se démonte, la mosquée qui s'installe, le porte-monnaie qui se vide et les hommes politiques aller de repentance en capitulation", assure-t-il.
Dans un livre à paraître le 26 avril, "Les mosquées de Roissy" et dont le Figaro Magazine a publié des extraits samedi, Philippe de Villiers affirme que l'aéroport est infiltré par des "organisations islamistes".
Il dit s'appuyer sur une note des Renseignements généraux pour étayer ces allégations selon lesquelles "les ouvriers d'Allah sont nombreux" à Roissy et accèdent aux "zones réservées" comme les pistes, les zones de bagages ou les zones techniques.
"Cela veut dire qu'on peut tout aussi facilement retrancher un objet précieux qu'introduire un explosif dans n'importe quel bagage...", dit-il.
Philippe de Villiers les accuse d'avoir des liens avec des groupes extrémistes comme "les Soldats de Dieu qui recrutent des kamikazes destinés à commettre des attaques en Irak" ou des membres des Frères musulmans.
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